Fabriquer une ghillie

J’ai eu envie de partager avec vous la conception d’une ghillie. Ceux qui s’intéressent un tout petit peu à ce type de camouflage doivent donc savoir que le camouflage parfait n’existe pas : on peut être camouflé à un endroit et totalement discernable 10 mètres plus loin. Voilà donc ma technique qui n’est surement pas parfaite mais qui a le mérite de casser la forme de la réplique (ou du corps). Bref, je vous montre les bases, vous en faites ce que vous voulez ;o) Pas besoin d’être un as de la couture, vous remarquerez que moi même je ne m’applique pas toujours. Je tiens à préciser maintenant (et une fois pour toutes) que je renforce toutes mes coutures en mettant une petite gouttelette de super glue sur les noeuds.

Tout d’abord j’ai commencé par récupérer quelques vieux pantalons et vestes de différents camos (woodland, flecktarn, Olive) et un peu de fibres (jute, cordelette). Mon premier travail a été de découper des bandes de tissu d’environ L20cm sur H10cm.

Puis à l’aide d’un cutter je fais des entailles comme ci-dessous.

Découper un rectangle de 4 cm de hauteur sur quelques centimètres de longueur (supérieur au périmètre du canon externe). Découper également un rond de diamètre à peine supérieur (de 2/3 mm) à la surface du canon. Coudre les deux éléments ensemble en vérifiant de temps en temps sur le canon que ce « capuchon » n’est pas trop serré. Le but est de fabriquer une sorte de chaussette pour le canon, afin qu’on puisse l’enlever si besoin.

Après quelques ajustements et ouverture du trou pour que la bille puisse sortir (pas obligatoire, mais c’est mieux …) on obtient ce genre de résultat.

La prochaine étape consiste à faire la chaussette du canon externe. Pour ce faire j’utilise un morceau de filet coupé aux bonnes dimensions. On en trouve dans les surplus au rayon des foulards. Attention lors de la couture de ne pas trop le serrer car on doit pouvoir enlever le camouflage (à l’inverse ne pas le faire trop ample ce qui pourrait le fragiliser en cas d’accrochage).

On peut maintenant assembler le « capuchon » et la « chaussette ». J’ai ajouté une cordelette afin de pouvoir tirer dessus pour enlever la chaussette. Avec le recul j’aurai dû faire courir la cordelette tout le long du canon de chaque côté, je vous conseille cette solution.

Mise en place de l’autre côté de la chaussette d’une cordelette pour éviter qu’elle ne bouge toute seule. Comme dit précédemment je vous conseille de ne faire qu’une seule et même cordelette sur le canon, ça facilitera grandement les enfilages. J’ai la chance d’avoir sur mon bipied un endroit où je peux passer ma cordelette, à vous de trouver l’idée similaire sur votre réplique.

Découpage d’un autre morceau de filet avec lequel je recouvre la lunette. Assemblage avec la chaussette du canon (à noter que vous pouvez faire deux éléments distincts si c’est votre choix). Ouverture des éléments de réglage de la lunette. Puis ajustement du filet sur l’arrière de la réplique. Les puristes dégageront la zone d’éjection des douilles comme sur un vrai … personnellement je ne m’en occupe pas.

Etant donné que vous avez découpé quelques fringues, vous devez forcément avoir dans le tas « poubelle » des pressions. J’ai choisi d’en recycler quelques unes pour ce travail. Avec une petite sangle cousue d’un côté de la réplique (sur le filet pour ceux qui ne sont pas concentrés) qui passe en dessous de la réplique, et une pression cousue de l’autre, cela maintiendra solidement le tout.

J’ai mis trois points d’attache en prenant soin de ne pas gêner le changement de chargeur en dessous de la réplique (sinon ça marche beaucoup moins bien).

Maintenant que la structure est prête il ne reste plus qu’à l’habiller avec les morceaux que vous avez coupé au cutter au début du tuto. Je les enroule autour de la chaussette en y apportant 4 ou 5 points de couture chacun. Notez que pour les « user » un peu il faut frictionner vos tissus. Une fois plusieurs morceaux de couleur différente cousus, faire des noeuds entrecroisés avec les franges, cela contribuera a bien mélanger les couleurs et à donner un peu de volume.

Couper des bouts de cordelette et enlever la partie centrale (souvent 4 brins de petite cordelette blanche) pour ne conserver que « l’enveloppe » extérieure kaki. Faire un noeud avec ce morceau de cordelette (renforcé par un point de super glue) et commencer à ébouriffer la cordelette. Rentrer une grosse aiguille dedans et tirer pour défaire le tressage. Une fois tout défait frictionner entre ses doigts pour désorganiser les fils.

Il faut faire attention dans le choix des végétaux synthétiques que l’on utilise. Voyez sur l’exemple ci-dessous deux qualités de feuilles différentes. Sur la photo c’est encore moins flagrant qu’en vrai où la feuille de gauche est limite fluo.

Voilà les bases sont là, à vous de faire à votre façon, selon les couleurs que vous choisirez. Enjoy.

Lacfab

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